Favoriser l’essor intellectuel, lui donner forme, tel est en somme l’un des rôles des universités dans une société, et les valeurs qui leur sont propres - liberté universitaire et autonomie institutionnelle - et nécessaires pour accomplir ce rôle important, ont été acceptées depuis longtemps par la société canadienne où les diplômés universitaires jouissent d’un certain prestige. Aujourd’hui, parallèlement à la demande d’accès accru aux études universitaires, signe d’une meilleure prise de conscience de la valeur d’un diplôme universitaire, et à la course aux diplômes, le public s’intéresse de plus en plus à la manière dont une université se montre transparente et répond de ses actes, surtout en ce qui a trait à l’intégrité et à la qualité de la formation universitaire, deux valeurs essentielles.
La société canadienne n’est pas la seule à vouloir s’assurer de la valeur des diplômes universitaires. En se mondialisant, l’offre universitaire a fait hausser la barre de l’assurance de la qualité des programmes d’études. En effet, partout au monde, étudiants, parents et gouvernements cherchent de préférence une « université de choix » où étudier, envoyer leurs enfants étudier ou acheminer des fonds de bourses au profit des étudiants ressortissants du pays.
Dans ce contexte déjà complexe, celui de l’accès aux études universitaires et de l’évaluation de la qualité des programmes, l’Union européenne a changé la donne en lançant à Bologne le Processus d’harmonisation des diplômes universitaires que délivrent les pays membres actuels et futurs. En harmonisant les diplômes, l’UE veut donner aux citoyens la possibilité d’étudier dans n’importe quel pays membre et s’assurer que les titres menant aux professions réglementées ou non réglementées seront reconnus par tous les pays membres, par les universités en son sein et en milieu de travail.
Selon les estimations, environ 4 000 universités associées à l’UE seront touchées par le Processus de Bologne. Comparativement, les États-Unis ont plus ou moins 4 000 universités et le Canada a moins de 100 établissements. Le Canada fait partie du Réseau international des organismes de promotion de la qualité en enseignement supérieur (RIOPQUES) et continue de jouir d’une bonne réputation, celle d’un pays doté de nombreuses « universités de choix ».
Démontrer la transparence et répondre de ses actes quant à l’intégrité de la formation universitaire constituent un volet important des exigences provinciales et internationales en matière d’assurance de la qualité. En tant que membre du Conseil des universités de l’Ontario, l’Université Laurentienne tient à donner la preuve de son adhésion aux politiques et procédures en la matière en publiant sur son site Web de l’information sur ces politiques et procédures.
Susan Silverton
Vice-rectrice à la l'enseignement et à la recherche (Affaires anglophones)
Université Laurentienne
Mai 2008